Une Renault Clio 4 nommée désir

PAR BENOÎT FAUCONNIER

Après avoir dévoilé une optique arrière, puis une version camouflée de la version RS, Renault montre (presque) tout de sa Clio 4. Une génération sur laquelle pèsent pas mal d’espoirs du Losange, en termes d’images. Après avoir promis il y a deux ans un nouveau design, voici celle qui doit faire oublier des échecs stylistiques comme une seule marque en a rarement connus en une dizaine d’années.  Cette Clio 4 résume à elle seule l’opération reconquête que Renault ne doit pas louper.

Histoire de mettre tous les atouts de son côté, Renault ressort même la couleur rouge qui avait tant mis en valeur le concept-car DeZir de 2010, celle par qui la révolution stylistique a été annoncée. La Clio 4, présentée dans cette robe étincelante, en profite pour dévoiler quelques artifices nés sur DeZir, mais aussi sur un autre concept, le R-Space. Les concepts, comme cette Clio de série, mettent en musique la partition imaginée par les équipes menées par Laurens Van den Acker.

Si le losange hypertrophié et la calandre (cette fois-ci équipée de leds de jour), entraperçus sur la Twingo restylée, sont une référence directe à DeZir. Les optiques arrières, les flancs et le design des jantes de 17 pouces sont piqués au monospace doré. Petite astuce connue depuis plusieurs mois, la poignée de porte arrière est masquée dans le montant. En clair, la rupture avec le reste de la gamme Renault est consommée.

A l’intérieur, la plache de bord est reprise de la Zoé, présentée au salon de Genève. Question design, c’est kif-kif bourricot, les couleurs claires pour l’électrique, et plus sombres pour la thermique. Dans tous les cas, le bi-colore est de rigueur. La qualité des plastiques, qui avaient paru légers à bord de la Zoé, sera finement observée.  Question ergonomie, Renault la joue épurée, contrairement à une Peugeot 208 qui a bouleversé quelques codes.

La déco intérieure permettra quelques fantaisies, avec des associations de couleurs de planche de bord. La personnalisation concernera aussi le volant, l’embase du levier de vitesses, le cerclage des aérateurs, les panneaux de portes, les poignées. Plusieurs univers seront proposés par packs optionnels.

Comme dans la Peugeot 208, la Renault Clio 4 fera appel à un large écran tactile. Deux des trois finitions de la Clio 4 seront équipées en série du MEDIA NAV, vendu 430 € dans une Dacia Lodgy, qui comprend un écran tactile de sept pouces, la navigation, le système audio et le Bluetooth. Plus évolué, le R-Link, optionnel, fera office de tablette tactile, avec commande vocale, écran d’accueil personnalisable et ordinateur de bord, qui analysera la conduite, et donnera des conseils pour rouler "éco".

A ce titre, Renault compte bien faire de la Clio 4 une championne de la sobriété théorique. Elle comptera sur une gamme essence entièrement revue, et downsizée. Le 1.2 TCe, déjà vu dans la Mégane, sera porté à 120 chevaux, couplé à la transmission EDC, à six vitesses et à double embrayage.

La boîte EDC sera également disponible, au premier semestre 2013,  sur le 1.5 dCi 90 revu avec le label Energy et le système Stop & Start. Ce nouveau dCi 90 Energy est homologué pour 83 gr/km d’émissions de CO2. La hausse du couple (220 Nm à 1750 tr/mn) compensera l’allongement des rapports de boîte.

Dernier né, et pas des moindres, le premier trois cylindres moderne de Renault : le 0.9 TCe de 90 chevaux, turbocompressé, équipée du Start & Stop, donné pour 99 gr/km d’émissions de CO2. Ce qui correspond, d’après Renault, à une baisse de consommation de 21 % par rapport au 1.2 TCe 100 de la Clio 3.

L’instrumentation de bord sera équipée de multiples indicateurs pour optimiser la consommation : indicateur de passage de vitesses, indicateur de style de conduite (vert, orange et rouge, on ne vous fait pas de dessin) et application Driving Eco 2, qui analysera, via la tablette R-Link, la conduite.

Un mode Eco sera activable, et modifiera (en les limitant) électroniquement les performances de la Clio 4, ce qui permettrait, d’après Renault, d’économiser 10 % en consommation. Un bouton magique qui équipe déjà la nouvelle Fiat Panda, pour un résultat remarquable… surtout au niveau des pertes d’agrément.

Cette gamme de trois moteurs sera sans doute complétée par un 1.5 dCi 110 Energy, et par la variante RS de plus de 200 chevaux, montrée camouflée à Goodwood. Le dCi de 75 chevaux sera sans doute reconduit. L’articulation définitive de la gamme sera connue juste avant le Mondial de l’Automobile, fin septembre.

PHOTOS RENAULT

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